La perle d’eau salée
Glisse sinueusement.
Elle dévale les monts et les vallées
D’un visage parcheminé,
Avant de s’écraser,
Sur le sol, silencieusement.
Son éphémère existence,
Pour son propriétaire
Tout aussi solitaire,
Apporte au temps qui passe un sens,
Amer et fragile soulagement !
Car la larme jamais ne ment.
Si je la puise sur le chemin de votre joue,
C’est pour partager avec vous, le fardeau
Des jours pour vous devenu bien trop lourd.
Si vous frémissez en sentant ma main sur votre visage,
N’ayez pas de crainte pour votre cœur sans âge !
Je reconnais volontiers
Que je n’ais qu’une connaissance minime de vos préoccupations !
Et que je ne dispose pas de toutes les réponses à vos interrogations.
Mais je sais que par mon sourire et mon attention
Je peux vous rendre honneur et dignité.
Ne voyez dans mon geste qu’un peu d’humanité,
Afin d’alléger le manteau du temps,
Qui s’est posé sur vous trop lourdement.
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