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A la fin de la guerre opposant les royaumes libres aux forces du Chaos, il ne restait plus que cinq pays sur les six qui s’étaient engagés à lutter pour le bien sous les directives de l’Ordre.

Du pays détruit pendant les batailles, il ne restait qu’une petite contrée désolée que l’Ordre avait rattachée sous le contrôle du Royaume du Centre.

Tout le reste avait été envahi par l’obscurité émanant du Chaos.

Il avait fallut de nombreux sacrifices pour arriver à la création de la frontière qui empêcherait les hordes sauvages du Néant d’envahir les pays libres.

Les plus puissants enchanteurs de l’époque unifièrent leurs pouvoirs pour mettre en place une démarcation magique qui les aviserait et qui limiteraient les incursions ennemies.

Ils firent appel à une magie très ancienne et oubliée que seules les races magiques connaissaient.

Le plus anciens des dragons transmit la connaissance aux mages humains qui possédaient les dons nécessaires ainsi que la puissance.

Il ne divulgua à personne d’autre le fonctionnement de cette magie de peur qu’il en soit fait un mauvais usage dans l’avenir.

La force des mages et la coalition des armées des cinq nations restantes permirent l’impossible.

Mais le prix de cette victoire fut énorme.

Nombreux furent ceux qui succombèrent avant que la frontière ne soit efficace, notamment

les mages responsables de son édification.

Les moines qui composaient une des castes de l’Ordre se mirent en devoir de rechercher comment fonctionnait la frontière afin de prévenir tout risque de rupture.

Le Dragon étant mort lui aussi pendant l’édification de la frontière plus personne ne connaissait son mode de fonctionnement.

Quant aux Gardiens des âmes qui composaient le reste de l’Ordre, ils optèrent pour surveiller les abords de la frontière et assurer la sécurité des populations.

Cette partie de l’Ordre se composait des mages survivants armés de leur lame fouet.

Selon les légendes ces lames étaient les objets magiques les plus anciens et les plus puissants du monde. L’origine de leur création se perdait dans un passé lointain et obscur.

Elles étaient sorties de leur sommeil au début des affrontements contre le Chaos.

Elles avaient été découvertes dans les ruines d’une cité du royaume de l’Ouest.

Elles se trouvaient toutes là, accrochées au mur d’un vieux temple comme endormies. On avait l’impression qu’elles attendaient que leurs porteurs se présentent devant elles pour se ranimer.

Ce fut ce qui se passa quand les Gardiens entrèrent dans le bâtiment décrépi qui les renfermait.

D’après les comptes-rendus de mission et les récits des témoins de cette découverte, trois spectres se présentèrent devant les trois mages qui possédaient les pouvoirs les plus grands.

Chaque fantôme guida un gardien vers une lame dont la garde était ciselée et ornée d’un métal inestimable. Le pommeau de chacune d’elle était constitué d’une pierre précieuse de couleur différente.

Les spectres apprirent leur nom aux Gardiens. Celui-ci se trouvait être aussi le nom des épées qu’ils confièrent aux mages pour qu’ils puissent accomplir leur mission.

Les trois lames avec un nom se trouvaient être les plus anciennes et les plus puissantes de toutes les lames fouet qui se trouvaient dans la bâtisse.

Pour la lame avec un pommeau bleu, il s’agissait de Justice, symbole de la protection.

Pour celle qui avait une pierre verte, la lame la plus âgée s’appelait Equité. Elle représentait la loyauté.

Quant à celle dont le pommeau se parait d’une pierre rouge, elle s’appelait Persévérance et elle symbolisait la puissance.

Certaines rumeurs disaient que c’étaient elles qui avaient guidé les mages vers le dragon pour qu’il leur enseigne la magie de la frontière.

Cinq ans après la fin de la guerre, il y eut un incident qui faillit remettre en cause l’équilibre instauré par l’Ordre et ses diffèrent représentants.

Les meutes loups, une des races magiques des cinq royaumes, se révoltèrent contres les décisions de l’Ordre à propos de la façon dont celui-ci se chargeait de s’occuper de la frontière.

Les moines n’avaient pas découvert grand-chose sur la magie qui avait crée la frontière.

Pour plus de sécurité, ils décidèrent de sceller tous les enfants nés avec les dons de l’esprit.

Ils avaient mis en évidence que la frontière était sensible à cette magie et pour limiter les risques de rupture, ils avaient décidé de faire disparaître cette forme de magie.

Ils brûlèrent tout ce qui s’y rapportait. Les clans loups n’approuvèrent pas cette politique qui risquait de les mener à l’extinction.

Les loups ne disposaient pas de la magie élémentaire mais était capable pour certain de développer des capacités puissantes liées à la magie de l’esprit.

Ils refusèrent que leurs descendants soient muselés comme de vulgaire chien.

Ils s’exilèrent loin des humains se désintéressant du sort des nations qu’ils avaient contribué à protéger jusque là.

Pendant dix ans, il n’y eut aucun problème.

La frontière remplit son office.

Elle semblait imperméable et elle résistait à toutes les attaques.

Les habitants des cinq royaumes s’habituèrent à la présence de la frontière.

Les moines s’en désintéressèrent et laissèrent la vie suivre son cours.

Ils préférèrent s’occuper des relations politiques et diplomatiques entre les différents pays qui formaient maintenant un ensemble nommé les Cinq Royaumes.

Les lames qui perdirent leur porteur pendant la guerre retournèrent dans les ruines du royaume de l’Ouest où il fut construit un temple à leur intention.

Seul Justice disparut dans la tourmente sans que personne ne sache ce qu’il était advenu de la lame fouet.

Chaque domaine retrouva la paix et recommença à vivre paisiblement.

Le royaume du centre qui avait récupéré la petite province restante du sixième pays se mit en devoir de reconstruire cette région dévastée par la guerre.

Ce pays avait développé une forte magie élémentaire liée à l’eau ce qui leur permit de rendre rapidement les terres fertiles. Le roi de cette contrée et le conseil, qui l’aidait à gouverner, surent guider le pays sur la voie de la prospérité.

Le chef suprême, ayant un enfant pouvant prétendre au trône, refusa de se remarier pour rendre hommage à sa reine, décédée lors de la formation de la frontière.

La souveraine était l’un des gardiens qui sacrifia son existence pour que la protection magique soit imperméable à toute intrusion.

Malgré sa peine il gouverna convenablement son pays.

Le royaume du sud était celui où cohabitaient les humains et la race magique des Hyelsharra.

Cette race magique formait une horde immense toujours en mouvement.

Elles se déplaçaient dans les plaines pour faire du commerce et de l’élevage.

De ce peuple magique, on ne pouvait voir que les femmes qui prenaient l’apparence de magnifiques chevaux blancs.

Il était rare de voir un seul homme Hyelsharra sortir des camps itinérants ou des villes que ce peuple occupait pour l’hiver et où très peu d’étrangers étaient admis.

Chacune des deux races avait son propre gouvernement. Leurs représentants se rencontraient régulièrement pour réviser les différents accords qu’ils avaient conclus depuis la création du pays.

Le pays de l’Ouest n’était en grande partie constitué que de déserts et de montagnes.

Il s’y trouvait peu d’humains en dehors de la ville de Gaherin qui abritait le temple des lames fouet. Le reste de la population était composé de Dragons.

Les clans les plus anciens et les plus respectables de cette race magique avaient élu domicile depuis des générations dans les montagnes du nord du pays dans une zone froide et difficile d’accès.

Ils n’entretenaient que peu de relations avec leurs voisins humains.

Ils vivaient paisiblement de leur côté tout en acceptant de recevoir par courtoisie la visite des membres de l’Ordre.

Car dans chaque pays des cinq royaumes, les moines de l’Ordre avaient une tour où l’un d’eux assurait le rôle d’ambassadeurs auprès des dirigeants politiques du pays.

Généralement le beffroi se localisait dans la capitale du pays mais pour celui-ci qui n’en possédait pas, il se trouvait à Gaherin.

Le royaume du Nord se composait quant à lui d’être humain et de clans Dragon qui commerçaient un peu plus que les autres tribus de leur race avec les humains.

Ce pays était constitué de montagne et de forêts luxuriantes.

Le roi qui gouvernait avait le pouvoir absolu. C’était le pays ou les libertés individuelles étaient les plus réprimées mais l’Ordre veillait sur le respect des lois et des droits de chacun.

La principale richesse de ce pays se trouvait dans ces carrières de minerais rares et précieux dont les filons étaient abondants dans le sol.

La magie était utilisée pour extraire le minerai en limitant le danger pour les ouvriers.

Dans chacun de ces pays, elle tient encore une place importante dans la vie quotidienne.

Seul un royaume, celui de l’Est, avait changé radicalement de politique à la suite de cette guerre.

Estimant que la magie était en partie responsable des hostilités, les dirigeants optèrent pour la bannir.

Ils jurèrent pourtant fidélité à l’Ordre acceptant de se soumettre aux règlements communs de libre échange et de commerces entre les pays.

L’indulgence de l’Ordre fut principalement due au fait que ce pays avait été très appauvri par les derniers affrontements et que les ressources magiques en avaient été presque entièrement épuisées.

De plus ce pays s’était rapidement orienté dans le développement de certaines technologies et pratiques qui ne se faisaient pas ailleurs, comme la création de textiles plus résistants.

Ainsi que le développement des systèmes d’irrigation et de maîtrise de l’énergie du vent.

On murmurait aussi que les chercheurs de ce royaume avaient mis au point une nouvelle arme. Mais ce n’était que bavardages sans preuves.

L’Ordre avait toléré le développement de ces nouvelles techniques en estimant que cela pourrait enrichir tous les royaumes.

Depuis la guerre, les moines estimaient qu’il pouvait s’avérer dangereux de compter uniquement sur la magie pour les choses du quotidien ainsi que pour assurer la défense de la population.

Ils avaient donc donné leur accord pour favoriser les recherches et les différentes expérimentations.

Les moines s’étaient même arrangés pour qu’un des leur supervise tout cela.

Ils s’étaient assurés que le moine les représentant dans ce pays serait consulté pour toutes les recherches entreprises.

Ils avaient négocié aussi le droit du commerce sur les ressources crées par ses nouvelles technologies. Aucun produit ne pouvait être vendu, s’il n’avait pas reçu l’agrément de L’Ordre.

Grâce à ces nouvelles méthodes, le commerce se développa très rapidement.

Chaque région se spécialisa dans un domaine particulier.

Le pays de l’Est redevint rapidement prospère.

Dans la région du sud-est de cette contrée, ce fut l’irrigation et l’industrie du textile, qui se développèrent, autorisant un essor rapide de la région.

Grâce à la production massive de produits agricoles de première nécessité qui faisaient défaut après la guerre dans la plus grande partie des royaumes, ils établirent des relations de commerce privilegiées avec leur voisin.

Il y avait tout particulièrement une ville, quasi détruite par la guerre, qui malgré tout réussi à devenir florissante en si peu de temps.

Cie’Nog, ville située dans le sud est du pays, favorisa en premier lieu la reconstruction et l’irrigation des champs.

Quand les habitants eurent suffisamment pour eux, ils troquèrent avec leurs voisins proches pour acquérir de nouvelles techniques et pouvoir développer les activitées de leur cité.

Ce fut ainsi que commença l’industrie textile.

La réputation de leurs tissus connus pour être plus résistants et souples que ceux qui existaient déjà, dépassa bientôt les frontières de l’état.

La cité continua donc de s’enrichir.

Cie’Nog se trouvait à l’orée d’une immense forêt qui s’étendait à perte de vue en direction du Nord.

Elle ne possédait ni rempart ni fortifications contrairement aux cités des royaumes voisins.

Elle se délimitait en quartiers reconnaissables à la couleur des briques des maisons qui les composaient.

Les rues qui partageaient l’agglomération étaient larges et bien entretenues.

Il y avait de nombreux espaces verts qui semblaient tout aussi bien ordonnés que l’espace entre les maisons.

Tout y était droit et rectiligne pour une meilleure occupation de l’espace selon les désirs des dirigeants de la cité et de ses habitants.

Elle se composait de quatre quartiers différents sans tenir compte des espaces cultivés qui s’étendaient à l’extérieur de la ville au sud.

Sur la périphérie de la ville il y avait le quartier résidentiel, reconnaissable par la couleur rouge des maisons qui le composaient .

A l’opposé se trouvait le quartier industriel dont les bâtiments étaient deux fois plus grands au minimum et de couleur grise.

En se rapprochant du cœur de la cité on traversait le quartier administratif qui regroupait les institutions comme le conseil de la ville, le tribunal et les écoles.

Les établissements avaient tous la même couleur marron foncé.

Enfin le cœur de la cité se composait du quartier commerçant.

Les maisons y étaient plus petites avec des pierres blanches et des colombages de bois foncé.

Chaque échoppe avait son enseigne ce qui permettait de repérer plus facilement le magasin que l’on cherchait.

Au centre même de la ville se tenait une fontaine avec une statue de femme regardant le ciel les bras écartés de part et d’autre. A côté d’elle un loup hurlait à la mort.

L’eau jaillissait en petit geyser autours de la statue l’arrosant jusqu’au niveau des genoux.

Il y avait de l’animation sur la place car c’était jour de marché.

Les marchands avaient déjà installé leurs étales et commençaient à haranguer les badauds.

A l’auberge du Héros flamboyant qui se trouvait dans une des rues les plus fréquentées de Cie’Nog, l’ambiance était déjà des plus chaude.

Le vin et la bière coulaient déjà à grand flot.

Cette taverne avait une très bonne réputation dans toute la ville.

Les prix et la nourriture y étaient corrects ainsi que la tenue de la literie.

Elle ne désemplissait que rarement à la grande satisfaction du patron qui était un homme affable et généreux d’après tout ce que l’on pouvait entendre sur lui dans la région.

Grand et bien bâti, cet homme d’une quarantaine d’année aux cheveux blond, faisait la fierté de sa ville pour son dévouement et pour le sacrifice qu’il avait consenti pour le bonheur de la ville tout entière.

Comment ne pas reconnaître le mérite d’un homme qui abritait chez lui un orphelin de la guerre dont personne ne voulait ?!

Un orphelin…
Un loup sans famille…

Un être maudit par le destin dès sa naissance.


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A suivre…

Publié dans : Un peu de tout, un peu de moi - Communauté : les auto-édités
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Commentaires

je n'étais pas venue depuis plusieurs jours et je me vois dans l'obligation de commencer au début, j'en avais lu un épisode, mais pour comprendre j'ai pas le choix, car ce que tu écris est beau et fantastique, j'aime énormément. Ton imagination me convient très bien dommage que tu n'as pas plus de visiteur pour partager nos avis.

Bon week end, avec aujourd'hui soleil et chaleur humide, plus agréable que la pluie d'hier, bon après midi et bisous du jour

mon code est amusant c'est AHA je rigole
Commentaire n°1 posté par lili le 19/05/2007 à 18h34
bonjour^^
Merci de ta visite^^
c'est vrai que cela va te prendre un peu de temps de tout lire mais j'espère que tu passera un agrèable moment et que l'histoire te plaira^^

Merci pour les compliments cela fait toujours plaisir^^
Pour le nombre de visite bah ca va se faire petit a petit je pense (je croise les doigts)

Il fait beau aujourd'hui j'ai fais le lezard^^ LOL en été c'est le lezard en hiver la marmotte^^

bon We!
Réponse de Mano le 19/05/2007 à 18h44
Un prologue alléchant ! Dommage que la mise en page nuise un peu a la lecture.
Commentaire n°2 posté par zordar le 08/05/2007 à 22h18
Merci d'avoir lu et apprécié^^
Pour la mise en page jevais voir ce que je peux faire!
Réponse de Mano le 09/05/2007 à 14h22
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