Quand Samuel ouvrit à nouveau les yeux, il eut du mal à les garder ouvert.
La lumière de la pièce lui fit cligner plusieurs fois des yeux.
Une fois habitué à l’éclairage, il se redressa dans le lit et remarqua qu’il faisait presque nuit dehors.
Il avait donc dormi plus qu’il ne l’aurait cru.
La clarté qui l’avait ébloui, semblait provenir des murs.
Il se rappela que la pierre qui constituait les murs du château était de nature spéciale.
Lors de leur arrivée, ils avaient été ébloui par la réverbération du soleil sur les remparts de la cité. Peut-être ces pierres étaient capable d’emmagasiner une partie de l’énergie solaire pour la restituer en lumière par la suite.
Il essaya de se lever pour s’en assurer mais un bras passé autour de sa taille le retint.
Leriel le tenait fermement agrippé, visiblement pas décidé à relâcher son étreinte.
Il sourit et se pencha vers le dragon.
Dégageant le visage de Leriel des mèches brunes qui le couvrait, il caressa doucement les traits de l’autre jeune homme qui sourit avant de cligner des yeux à son tour.
« Samuel ? » Marmonna le dragon.
« Nous avons dormi tout l’après midi. Enfin il me semble » Déclara le loup en souriant devant la moue renfrognée du dragon qui peinait à émerger de son sommeil.
« Vous avez entièrement raison ! » Assura une voix provenant d’un coin de la pièce.
Ils sursautèrent et Leriel se redressa d’un bond dans le lit, déployant vivement ses ailes.
Sir Harold les fixait non loin de la table où il restait de la nourriture qu’avait apportée Dynéryl.
Le noble était assis dans un des fauteuils et mordait dans un fruit.
Samuel fronça des sourcils.
Il s’étonnait de ne pas avoir senti la présence de l’homme avant de l’avoir entendu.
Leriel fut le premier à se lever.
« Que faites-vous là? » Demanda-t-il en se plaçant entre le noble et Samuel.
« Il me semblait bien que vous oublieriez notre petit rendez-vous. » Enonça Sir Harold d’un ton triste. « Nous avons un duel en attente vous et moi, très cher. »
« Ah ça ! » Fit Leriel en passant une main dans ses cheveux.
Ses ailes se replièrent dans son dos.
Le noble apparemment ne représentait pas une menace sérieuse, mais il préférait rester entre Sir Harold et Samuel.
« Exactement ! » Reprit le noble avec un sourire. « Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai une réputation à tenir. »
« Une réputation de perdant » Lança Samuel en se levant à son tour avec d’infini précaution.
Tout son corps lui faisait mal.
Pas un muscle qui ne soit courbaturé.
Pas une articulation qui ne soit grippée.
Il lui semblait avoir pris trente ans en quelques heures.
Si c’était le résultat de son contact avec la magie de l’eau, il n’était pas prêt de reprendre un bain de ci tôt.
Loin de s’offusquer de la remarque désobligeante du loup, le noble éclata de rire.
« Possible, effectivement mais je compte ne pas faillir à ma réputation » Reprit Sir Harold en mordant dans son fruit. « C’est pour cela que je suis ici. »
Lentement, en mesurant chaque pas, Samuel se rapprocha de la table, espérant encore y trouver quelques choses à manger.
Il fronça les yeux et lança un regard noir au noble qui eut la moue d’un enfant pris en faute.
Il ne restait que des poires.
Samuel soupira et en attrapa une puis il se laissa tomber dans un fauteuil alors que Leriel s’approchait à son tour.
« Désolé, mais je crois que j’ai trompé mon ennui en vous attendant et que votre repas n’y a pas survécu. » S’excusa le noble en soupirant à l’unisson du loup.
« Vous vous cachez ici ? » Questionna Leriel se saisissant de la dernière poire du panier.
« Oui. » Confirma Sir Harold. « Les rumeurs concernant notre duel se sont répandues comme une traînée de poudre. Par contre comme personne ne savait où il aurait lieu, ils sont tous en train d’extrapoler pour savoir où nous nous affrontons en ce moment même. »
« Je croyais que nous avions rendez-vous dans la cour arrière ? » S’étonna Leriel.
« C’est vrai. » Admit le noble avec un sourire. « Nous nous le savons mais pas les autres courtisans. Je me suis arrangé pour que la rumeur reste imprécise à ce sujet… »
« Vous tenez absolument à affronter Leriel en duel ? » Marmonna Samuel sidéré par l’aplomb du noble. « Vous n’avez aucune chance ! »
« Pas forcément » Assura Sir Harold. « Me mesurer à une fine lame comme vous mon cher, serait un honneur, mais je ne crois pas que la situation s’y prête encore, n’est ce pas ? »
« C’est avec grand plaisir que je relèverais le défi » Répondit à son tour Leriel sur un ton tout aussi poli. « Mais je crois que vous avez raison, il n’est plus nécessaire de tenir nos obligations en tant que prétendant de la princesse. Les courtisans ont eut, je pense, une assez grande démonstration de mon engagement ce midi. »
« C’est mon point de vue aussi » Continua Sir Harold en hochant la tête. « Votre entrée en scène et la conduite de la princesse les rassureront sur les liens d’amitié que vous avez tissés en toute sincérité. »
« Cette façon de parler me tape sur les nerf ! » Bougonna Samuel en retenant un bâillement derrière une des ses paumes. « Si je vous ai compris vous n’avez plus besoin de vous battre pour les beau yeux de Mayrel afin de rassurer les langues de vipère de ce royaume ? »
« C’est crûment dit, mais c’est exact » Affirma le noble avec un sourire. « Le protocole voulait que les deux prétendants jugent de leur force et s’affrontent pour la princesse. Mais c’est inutile maintenant de le faire publiquement en tout cas….Votre intervention dans la salle à manger a dû les convaincre que je ne faisais en aucun cas le poids…Et puis… »
Il marqua une pause.
Un plus large sourire s’inscrivit sur ses traits, rajeunissant son visage.
« Et puis j’apprécie ce que vous avez fait pour la princesse. » Termina-t-il en fixant les deux jeunes gens avec le regard remplis de reconnaissance.
« Vous saviez ce qui arriverait, n’est ce pas ? » Fit Justice par la voix de Samuel.
Leriel regarda le loup surpris.
Il ne s’attendait pas à entendre la lame fouet parler par la bouche de Samuel.
Justice le saisit par le bras et le tira vers le bas, approchant l’oreille du dragon de sa bouche.
« Il s’est rendormi. Il est encore très fatigué » Lui souffla doucement la lame fouet avec un sourire rassurant.
Il s’apprêtait à lui répondre, quand sir Harold se mit à parler avec nostalgie.
« J’ai grandi ici depuis bien avant la fin de la guerre. Je n’étais qu’un gamin. Personne ne se préoccupait du sort d’un orphelin sans terre. Ce fût un sacré avantage pour mon apprentissage de la vie de cour. Rien ne m’échappait dans ce palais que je connais comme ma poche. Seule la reine s’est aperçue que je pourrais lui être utile. Elle m’a engagé à son service et m’a offert plus d’une opportunité de la servir. J’ai appris toutes les ficelles pour manipuler dans l’ombre les esprits des conseillers et des courtisans. Je savais ce qui arriverait à la princesse quand elle passerait l’épreuve de la cascade. La reine me l’avait dit. Elle m’avait expliqué aussi mon rôle. Suivant comment la princesse Mayrel surmonterait cette épreuve, je devais revoir ma position et agir. »
« Comment la reine pouvait être sûre que vous agiriez pour le mieux sans la trahir ? » Questionna Justice.
« Elle avait juste confiance en moi » Répondit le noble en haussant les épaules. « Elle savait comment s’y prendre avec les enfants. En m’acceptant à son service, elle m’a offert plus que je n’en attendais de la vie à ce moment et cela a suffit à lui assurer ma loyauté…De plus, elle avait son franc parler, un peu comme vous… » Expliqua-t-il en regardant Samuel. « Je ne croyais pas que la princesse surmonterait aussi bien la situation après être passée dans la cascade. »
« Mayrel n’a pas appréciée de s’être fait manipuler toutes ses années. » L’interrompit sèchement Leriel. « Je crois que personne n’aimerait ça. »
« Bien sûr » Acquiesça Sir Harold. « Mais sans vous, elle allait faire un véritable scandale dans la salle à manger, n’est ce pas ? »
« Vous semblez bien la connaître ! » S’étonna Justice en relâchant le bras du dragon. « Sans l’intervention de Leriel, il était impossible de les calmer ! »
« Les ? » Interrogea Sir Harold en haussant les sourcils.
« Samuel et Mayrel. » Précisa Leriel en étirant ses ailes qui s’étaient froissées lors de sa sieste et qui le tiraillaient un peu.
Le léger vent qu’elles produisirent, éveilla Samuel qui bâtit des cils plusieurs fois puis finit par froncer les sourcils. Le dragon posa une main rassurante sur l’épaule de son feu et lui sourit. Il perçut la voix mentale de Justice qui informait Samuel du passage de la conversation qu’il avait manqué.
Sir Harold bien qu’intrigué par ce qui se passait sous ses yeux, se garda bien de poser la moindre question. Non pas que l’envie lui en manquait, mais il estimait qu’il pourrait en apprendre plus tout en gardant ses distances et en continuant à observer.
Il reprit donc la conversation où il l’avait laissée.
« Disons que je me suis toujours demandé qu’elle serait ma réaction si j’apprenais que j’avais toujours vécu dans le mensonge…. » Avoua le noble en souriant. « Ma réaction étant en dehors de la colère, l’envie d’effacer tous ses faux semblants, je me suis dit que la princesse aurait peut être cette réaction en plus démesurée, vu ses pouvoirs. »
« Logique comme réaction ! » Baragouina d’une voix fatiguée le loup. « Qui irait imaginer qu’elle en serait ravie ! ».
« Personne, effectivement mais elle a tout de même une position à tenir. » Affirma le noble.
« Hum oui… » Convint Samuel.
« Elle a parfaitement tenue sa position » Assura Leriel. « C’est pour cela que nous avons fait cette entrée en scène explosive lors du repas. »
« Et c’est de cela que je vous remercie » Conclut le noble en se levant de son fauteuil. « Je vais vous laisser à présent…Vous me semblez exténué tous les deux et j’ai de nouvelles rumeurs à mettre en place…. »
« De quel genre ? » Demanda Samuel sur un ton où perçait sa curiosité.
« Mais sur ma défaite, bien entendu… » Sourit L’homme en s’apprêtant à sortir de la suite.
Samuel éclata de rire, mais s’arrêta bien vite tant ses muscles lui faisaient mal.
Leriel leva les yeux au ciel, devant l’attitude peu respectueuse de son écuyer.
Sir Harold ne s’en offusqua pas et sourit même davantage.
Il allait appuyer sur la poignée quand elle se déroba sous sa main et qu’il se retrouva face à face avec Mayrel.
« Ah ! » S’exclama avec surprise la princesse. « Vous tombez bien, Sir Harold ! Je vous cherche partout dans tout le château depuis un moment déjà ! Comme beaucoup de monde je crois bien… »
Il recula pour la laisser entrer et fit une révérence.
Mayrel s’avança dans la pièce jusqu’à s’approcher de la table.
Elle salua Leriel et Samuel d’un sourire.
« Comment vas-tu ? » Demanda-t-elle au loup.
« Fatigué » Répondit Samuel dans un bâillement. « Être coupé de son corps n’a rien de reposant ni de relaxant. »
« Je veux bien te croire » Reprit Mayrel alors que Dynéryl et Treyvan entraient à leur tour.
Les deux enfants s’approchèrent.
Tout deux semblaient plus sereins que lors de leur rencontre quelques heures plus tôt.
Ils semblaient intimidés et se tenaient tous les deux droit comme si on leur avait mis un piquet dans le dos.
« Sir Harold ? » Appela Mayrel en se tournant vers le noble qui n’avait pas relevé la tête.
« Pour vous servir, princesse » Déclara le jeune homme en gardant les yeux baissés.
« Ca tombe bien car je compte sur vous pour faire de Treyvan mon représentant à la cour et au conseil en mon absence. »
« Ce sera un honneur » Bégaya le noble en s’inclinant.
« Vous allez commencer par relever la tête ! Cela m’ennuie de vous voir parler à vos chaussures quand je m’adresse à vous. » L’invectiva Mayrel sans douceur.
Samuel gloussa doucement en se tenant les côtes pour limiter la douleur.
Leriel se passa une main dans les cheveux, se grattant la tête et s’inquiétant de voir Samuel déteindre autant sur la future reine.
« Comme il vous plaira » répondit Sir Harold en relevant les yeux vers la jeune fille.
« Au cas ou vous l’ignoreriez, mais j’en doute. » Déclara-t-elle après un clin d’œil à l’intention des deux enfants qui se détendirent un peu. « Je dispose de la magie mentale et je compte bien m’en servir dans l’intérêt du royaume, tout comme l’a fait ma mère avant moi. »
Il était évident que pendant leur longue sieste, la jeune apprentie avait eut une discussion avec ses demi-frère et sœur.
« Vous êtes seule juge de vos actes. » Commença le noble avant d’être interrompu d’un geste de la main par Mayrel.
« Vous savez très bien que non » Rétorqua Mayrel dans un sourire. « Je suis responsable de l’équilibre du pays et en aucun cas ses habitants doivent payer le prix de mes erreurs. Ce que j'attends de votre conseil, messire c’est un avis franc et sans fioritures sur les décisions qu’il conviendra de prendre pour le bien du royaume ! »
Il y eut un temps de silence.
Sir Harold hocha la tête, invitant la princesse à continuer ses explications.
« Le roi n’est pas de mon avis quand à l’utilisation de la magie mentale, ni avec la place que je compte accorder à Treyvan et Dynéryl. De plus tous ses bouleversements risquent d’entraîner des discussions houleuses avec le représentant de l’Ordre. » Continua Mayrel. « Y voyez-vous des objections ? »
« Non votre majesté ! » Répondit sans hésitation le noble en fixant pour la première fois la jeune fille dans les yeux.
Le regard de Mayrel s’illumina quand un sourire se dessina sur ses lèvres.
« J’ai aussi un peu hâtivement peut être, décidé de la nouvelle affectation de mon frère et ma sœur. Dynéryl est dès à présent mon écuyer à la place de Lauwerryn. Celle-ci assura la protection et l’éducation de Treyvan avec vous. Une objection ? »
Les jumeaux rougirent alors que tous les regards se tournaient sur eux.
Mais devant la bienveillance qu’ils découvraient dans chacune de ses attentions, ils soupirèrent soulagés.
« Aucune, princesse » Assura à nouveau sir Harold avec une certaine fierté dirigé vers sa future souveraine.
S’il avait craint, lors de son entrée à la salle à manger qu’elle ne sache pas gérer les révélations de la cérémonie, tout cela était oublié par les décisions qu’elle avait eut la sagesse de prendre.
« Une dernière chose. » Reprit Mayrel d’un ton un peu moins assuré. « J’ai un peu forcé la main à mon père pour qu’il reconnaisse officiellement Treyvan et Dynéryl comme ses enfants… »
« Ah ! » S’exclamèrent le noble et le loup en même temps.
« Quelque chose à redire ? » S’étonna Mayrel en fixant tour à tour le noble et Samuel.
« Non ! » Affirmèrent en chœur les deux jeunes gens.
« C’est la place qui leur revient de droit » Ajouta le noble. « J’aurai juste une question, si vous le permettez… » Ajouta Sir Harold.
« Je vous écoute. »
« Je n’ai rien contre le fait que vous utilisiez vos pouvoirs pour diriger le royaume, je m’inquiète juste de savoir comment vous allez les utiliser. » Demanda le noble.
« Il a peur que tu farfouilles dans son crâne! » Ironisa Samuel en jetant le trognon de sa poire dans la corbeille vide.
« Vraiment ? » S’enquit Mayrel.
Sir Harold rougit honteux d’être aussi prévisible.
« L’esprit humain est si compliqué et instable. Il arrive que nous fassions des choses sans en comprendre vraiment les motivations qui sont pourtant ancrées au plus profond de nos êtres. J’admets que je n’aimerais pas découvrir que vous en savez plus que moi-même à mon propos. »
« En langage courant, cela donne quoi ? » Demanda Samuel qu’un mal de tête commençait à rendre impatient et impertinent.
« Intimité. » Résuma Dynéryl avec un sourire indulgent à son égard.
« Vous n’avez rien à craindre. » Intervint à son tour Treyvan. « Il faut créer un lien et le renforcer avant de pouvoir entrer dans un esprit et d’y découvrir quelque chose comme vous le décrivez…Ca marche comme avec quelqu’un que vous rencontrez pour la première fois. C’est avec le temps que vous construisez ou non un lien d’amitié avec cette personne. »
« Oui » Confirma Mayrel. « Pourtant il est plus facile de savoir l’état d’esprit de la personne qui vous fait face. Il vous est plus facile de capter les émotions qu’elle dégage. Disons que c’est une forme d’empathie et d’observation du comportement humain poussée à l’extrême »
« Vous comptez tout lui expliquer, maintenant ? » Questionna Samuel qui se passait une main sur le front en grimaçant. Il avait lourdement insisté sur le mot maintenant.
Leriel se rapprocha du Loup et lui tendit une main pour l’aider à se relever.
« Tu devrais retourner te coucher, Samuel » Proposa le dragon sans lui lâcher la main, inquiet de la pâleur de Samuel.
« Si vous n’avez plus de questions, je pense que nous avons fini et je vous invite à quitter les lieux ! » Ordonna Mayrel en remuant les deux mains devant elle pour les inciter à quitter la pièce.
« Très bien, princesse. » Répondit Sir Harold en se dirigeant vers la porte suivit des deux enfants. « Vous ne venez pas ? »
« J’ai encore à faire ici » Sourit Mayrel. « Je pense que vous savez tous ce que j'attends de vous?! »
Ils acquiescèrent ensemble et s’apprêtèrent à sortir.
Ils allaient passer la porte quand elle les retint.
« Ah ! J’allais oublier ! Pouvez-vous nous excuser pour le repas de ce soir, messire ? Nous n’y assisterons pas. Dynéryl, tu nous rapporteras de quoi dîner ici, et tu prendras ton repas avec nous »
« Comme vous le souhaiterez, princesse. » Répondit en premier la jeune fille ce qui lui valut un regard faussement fâché de la part de Mayrel.
« D’accord, Mayrel » Balbutia en rougissant la jeune envoûteuse alors que la princesse l’encourageait d’un clin d’œil.
Pendant ces quelques secondes, sir Harold avait réfléchis.
« Puis-je savoir si j’ai carte blanche ? » Demanda-t-il avec les yeux pétillants de malice.
« Je vous fais confiance sur ce coup là, sir Harold ne me décevez pas ! » Lâcha Mayrel dans un fou rire devant l’enthousiasme du noble.
« N’en faites pas trop tout de même ! » Conseilla Samuel qui trouvait louche l’attitude enthousiaste du noble.
« Comptez sur moi ! » fit le noble alors que la porte se refermait.
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