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Cerbére (Axel)

Voici le premier chapitre de mon livre parut sous le titre de Cerbère. Je le laisse comme extrait dans une forme brut qui a été remaniée pour la version papier.


Ce corps sans vie, ce n’est pas moi !

C’est impossible !

Ce n’est pas ce que je voulais !

Je n’avais pas accepté de vivre comme un animal pour finir comme ça !

J’avais accepté bien trop de chose pour pouvoir survivre !

Ce n’est pas moi !

Et pourtant…

Ce corps livide dans ce lit blanc ressemble à l’image que me renvoyait habituellement le miroir.

Des cheveux bruns trop long tombant sur des yeux clos.

Un visage aux traits tirés et anguleux.

Une petite bouche affichant toujours la même moue indifférente.

Sauf que là elle était entre ouverte pour laisser passer le tuyau d’un appareil qui assurait la respiration assistée.

Les mouvements du thorax étaient lents et réguliers rythmés par la machine et ses bips qui me résonnait dans la tête comme l’alarme stridente d’une voiture.

Un bras décharné relie à une perfusion ou s’écoule un liquide transparent rempli d’élément devant assuré l’hydratation.

Des marques et des cicatrices tout le long, les unes plus vielles que les autres.

Le reste était caché par le drap.

Mais je sais que tout le corps est recouvert des mêmes marques…

Non !

Non, ce n’est pas moi !

Ce corps malingre et affamé qui a insufflé de la pitié dans les gestes et les paroles des infirmières qui l’ont nettoyé.

Ce n’est pas moi !

Cet être fragile et brisé, ce ne peut pas être moi !

Depuis que je suis né, je me suis battu pour survivre.

Battu…

Oui, j’ai lutté de toutes mes forces !

Contre mon père !

Quant il rentrait ivre, et qu’il prenait son ceinturon pour nous frapper.

Contre les services sociaux !

Quand ils se sont préoccupés de nous et qu’ils nous ont séparé.

Tom, mon frère aîné a dit qu’il reviendrait.

Qu’on finirait par se retrouver….Un mensonge de plus…

Il est mort dans un accident de voiture avec sa nouvelle famille il y a deux ans.

Contre les autres enfants placés comme moi en centre d’accueil.

Pour asseoir mon autorité et me faire respecter.

Pour ne pas vivre à genoux, moi qui n’avait pas l’espoir d’être adopté.

Contrairement à Tom.

On m’avait jugé bien trop caractériel.

Déjà à l’époque je ne rentrais pas dans le moule prévu pour les enfants de mon âge par la société.

Je me suis accroché pour suivre au niveau scolaire et devenir le meilleur.

J’ai obtenu une bourse.

Je suis allé au collège.

Je me suis trouvé plusieurs petits boulots.

Je suis entré au lycée…


Ce ne peut pas être moi !

Cette année je dois passer mon bac !

L’adolescent maigre et malade que je regarde cela ne peut pas être moi !

Pas moi !

Pas maintenant !

J’ai des projets d’avenir !

La porte de la chambre s’ouvre.

Dix personnes entrent au moins dans la pièce et parlent. Ils parlent mais je ne les entends pas.

Ils parlent sans un regard vers moi.

Je me tiens pourtant à côté d’eux et tout comme eux je fixe l’adolescent.

Des médecins, des infirmières, des internes, et mon tuteur.

C’est un éducateur que je connais depuis que je suis arrivé au centre d’accueil.

Alors…

Si il est la….C’est…

Non !

Non !

« C’est pas bientôt finit ces caprices ! » S’exclament une voix qui semble provenir de derrière moi.


Je me retourne pour faire face à un homme complètement vêtu d’une cape noire qui le recouvre entièrement.

Il a de longs cheveux bruns attachés en catogan par un ruban ébène.

Plus grand que moi d’au moins une vingtaine de centimètre, il me fixe de ses yeux noirs.

Il pointe une canne qu’il sort de sous sa cape vers moi.

Il me frappe la poitrine avec sans ménagement.

Autour de nous, les autres semblent insensibles à ce qu’il vient d’arriver.

Ils sont toujours concentrés sur l’adolescent.


« Laisse donc les vivants ! Ils savent ce qu’ils ont à faire, eux ! » Fait l’homme d’une voix froide et tranchante en martelant ma poitrine du bout de sa canne. « Toi, il ne te reste plus longtemps avant de choisir… »


« Qui êtes-vous ? » Demandais-je en esquivant le prochain coup de canne.


Il eut un rictus qui me fit frissonner et reculer d’un pas.


« Je suis la mort. »


A suivre...

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La version edité de Cerbère ne contient pas ce chapitre qui n'est qu'une ébauche, tout comme les suivant, d'une autre aventure de Shallan. Si un jour elle doit abouir elle sera cerainement remaniée


Guillem ferme les yeux et doucement s'endort.

Il se sent bien.

Malgré l'épuisement et la tristesse que je peux encore sentir aussi bien dans son corps que dans son esprit, il est calme et détendu.

Pour la première fois depuis une éternité, lui semble-t-il, il se sent en sécurité.

Il est confiant.

Tout comme moi.

Je mesure parfaitement le bond en avant que Guillem à fait en une seule journée!

Je sais qu'il ne s'arrêtera pas en si bonne voie!

Même les difficultés qui ne manqueront pas d'apparaître sur son chemin ne le feront pas renoncer.

Je le crois fermement.

J'en suis convaincue et cela me rend un peu triste.

Car je m'aperçois qu'il n'a plus vraiment besoin de moi.

Que je n'ai plus de raison de rester maintenant.

Je voudrais....

...

Finalement je ne suis pas si différent de la fille de Kate.

Elle ne voulait pas quitter sa mère

Je suis tout aussi égocentrique qu'elle

Le laisser me fait beaucoup de peine...

Le laisser me rend triste, jaloux!

Et même si je sais parfaitement ce que je dois faire, je n'en ai pas la moindre envie!

...


Je sais!

Je sais très bien que ce que j'ai dit!

Ce que j'ai juré haut et fort à Kate, mais cela n'empêche que c'est très dur!

Oui je vais partir !

Et le laisser continuer!

Sans moi!

C'est ce qu'il y a de mieux pour lui!


« C'est fou comme on s'attache, n'est ce pas? » M'interrompt une voix que je reconnais.


C'est celle de la mort.

Il se tient debout devant le lit de Guillem.

Il fixe le corps endormit de mon camarade avec un sourire moqueur qui ne me plaît pas.

Il tend la main.

J'ai l'impression d'être saisit par le cou au niveau de mon collier et tiré en avant.

Il m'extirpe sans ménagement du corps de Guillem.

Je me retient d' hurler.

Cela lui ferait trop plaisir!

Son sourire narquois s'agrandit et il me relâche.


« Ce n'est pas beau de bouder, Shallan! Tu pourrais me répondre. » reprend-t-il.


Je hausse les épaules en le faisant profiter de ma grimace la plus dédaigneuse.

J'observe Guillem qui dors puis Michel qui toujours assis sur le fauteuil à côté du lit, semble plongé dans une profonde réflexion.


« Je ne vois pas pourquoi je vous répondrais, alors que vous connaissez déjà ma réponse! »


Il éclate de rire.

Il a apparemment décidé de se moquer de moi jusqu'au bout.

Mais cela n'a pas d'importance.

Ma mission est finit maintenant...


« Qui t-as dit qu'elle était finit? » Me demande la mort en s'arrêtant de rire brusquement.


Je me tourne vers lui surpris.


« J'ai remplis la mission que vous m'aviez confié »


Ma voix tremble.

D'inquiétude: Guillem ne serait pas encore sortit d'affaire?

Mais aussi d'espoir!

L'espoir que mon ancien camarade ait encore besoin de moi!

A nouveau la honte et la culpabilité m'envahisse!

Je ne devais pas espérer cela!

C'est trop égoïste!

Trop humain!

Mes paroles n'étaient-elles que tromperies?

Ne suis-je pas capable de tenir mes engagements?

De tenir ma parole ?

Peut être que Guillem avait raison!

Que les mots ne sont que mensonges....


« Avance d'un pas, recule de deux! » Me nargue l'homme au catogan avec un soupir exaspéré.


« Que voulez-vous que je vous dise? »


« Moi ? mais rien.... » Répond la mort en fixant Guillem puis Michel. « C'est bien toi qui a dit que tu l'abandonnerais pas! »


« Oui mais Kate m'a expliqué ce qui se passait si on se liait de trop à une âme vivante...Et je ne veux pas lui faire du mal ou le faire souffrir par ma présence... »


« C'est bien ce que je disais. » Reprend la mort en me heurtant le torse avec le bout de sa canne. « Tu as les jetons! Tu as peur de prendre le risque de te lier à lui de te donner entièrement pour réussir cette mission! »


« Non! »


C'est faux!

J' hurle!

Il tente de me frapper à nouveau avec sa canne mais je suis plus rapide et j'arrête son mouvement avant qu'il ne me frappe.

Je tire sur la canne et la lui arrache des mains


« Je ne veux pas lui faire du mal! »


Je brise la canne sur mon genoux droit et jette les morceaux au loin dans la chambre.


« Guillem a déjà bien assez souffert! Je ne veux pas être une cause de souffrance pour lui!Je n'ai pas peur! Je ne veux que ce qu'il y a de mieux pour lui... »


« Menteur, tu ne veux plus te sentir responsable de lui! » Me répond l'homme entièrement vêtu de noir en me lançant un regard si froid et dédaigneux que l'espace d'un instant tout se fige.


Responsable?

Ce mot résonne étrangement en moi.

Je me suis déjà interroger sur ce mot....

Je me suis demandé s'il existait une différence entre coupable et responsable?

Pour le moment je ne connais pas la réponse


« Comment peux-tu savoir, toi, ce qu'il y a de mieux pour lui! » M'interroge la mort en insistant bien sur le  « Toi ». «  Alors qu'il l'ignore encore lui-même! »


Je n'en sais rien!

Tout ce que je sais , c'est que je veux qu'il soit heureux!

Et je sais que cela doit se faire sans moi!


« Qui es-tu pour en décider seul? » Continue la mort en soupirant.


Il commence à m'énerver!

Ils devraient tous accorder leur violon au lieu de changer d'avis comme de chemise!

Moi si cela continue je vais choisir de rester!

De ne plus jamais le laisser...

De ne pas l'abandonner, comme je l'ai promis....

Et c'est là que cela fait tilt...

Je regarde l'homme qui me fixe maintenant avec un sourire triste mais satisfait.

Comme un professeur heureux de la dernière leçon qu'il vient de donner à son élève.

Il m'a appris tout ce que je devais savoir.

La dernière leçon a été la plus dur je crois.


Je répète sa dernière phrase.


« Qui je suis pour en décidé seul? »


Il hoche la tête et je soupire.


«Tant qu'il ne me laissera pas partir, la mission ne sera pas finit. »


Nous somme deux.

Deux pour décider quand la mission sera finit.

Guillem et Moi.

Kate tenait à s'assurer que je ne m'attacherais pas trop à Guillem pour accepter de le laisser quand le moment viendrait.

La mort, lui voulait s'assurer que je laisse Guillem couper de lui-même les liens qui nous unissent.

Car c'est lui qui vit.

C'est lui qui décide.

Moi je dois juste me tenir prêt...

Prêt à l'épauler tant qu'il en aura besoin.

Prêt à l'encourager.

Me tenir près de lui

La mort s'approche et m'ébouriffe les cheveux.


« Et bien je ne savais pas que tu avais le cerveau si lent! » plaisante-il.


Je me dégage de sa poigne avant de lui répondre.


« Gardez vos sarcasmes pour vous! Vous auriez put tout m'expliquer avant de m'envoyer en mission cela aurait éviter pas mal de stresse! »


« Cela aurait été trop facile ! Et puis tu dois comprendre maintenant que certaines choses doivent être «  expérimentées » pour être comprises, non? »


Je me contente de soupirer.

Mais je sais qu'il a parfaitement raison.

Mais je ne suis pas d'avis de lui avouer qu'il a une fois de plus raison.

Je réfléchis.

Car même si j'ai le cerveau lent comme il dit, une fois que mes neurones s'activent, ils ne s'arrêtent plus.


« Cela veut dire que ni Kate ni sa fille ne voulaient se détacher de l'autre? »


Il soupire et hoche la tête


« Que se passera-t-il si Guillem ne veut pas me laisser partir ? »


« Pour le moment, il n'y a aucun risque. Surtout si tu suis les conseils de Kate et que tu évites de lui « parler ». Il fera son deuil comme les autres avec le temps »


« Mais si.... »


«Il deviendra fou comme disent les vivants. Il s'inventera un monde ou tu es présent à ses côtés et vivra à l'intérieur de celui-ci ,coupé de la réalité. »


«Ce n'est pas ce que je veux... »


La mort soupire et marque une hésitation avant de me répondre.


«Tant que nous sommes d'accord la dessus, il n'y a aucun souci... »


Il fait apparaître du néant une nouvelle canne.

Ou bien est-ce l'ancienne qu'il a réparé, je n'en ai pas la moindre idée.

Je regarde dans le coin de la chambre ou j'ai lancé les morceaux, mais il n'y a plus rien.

Mais ce qui s'appelle plus rien du tout!

Plus de chambre d'hôpital!

Plus de Michel!

Plus de Guillem!

Il n'y a même pas de néant!

Tout tourne et tourbillonne autour de nous, alors que la mort me repousse du bout de sa canne.

Le choc du bout métallique sur ma poitrine me fait mal.

Je ne peux retenir le cri de douleur qui monte à ma bouche !

Je suis propulsé en arrière à une vitesse vertigineuse.

Le décors change si vite que je n'ai pas le temps de l'observer ni de m'étonner.

Du vide de la chambre d'hôpital, on passe à une chambre d'appartement.

C' est tout ce que j'ai le temps de voir avant de me retrouver à nouveau à l'intérieur du corps de Guillem.

Il dors.

Pour moi j'ai l'impression de l'avoir quitté, il y a un peu moins d'une heure.

Mais dans son souvenir, je peux lire qu'il est sortit de l'hôpital depuis une semaine!

Une semaine!

Je soupire.

Le temps.

Le temps n'a d'emprise que sur les vivants.

Alors qu'il n'a plus de pouvoir sur moi...






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La version edité de Cerbère ne contient pas ce chapitre qui n'est qu'une ébauche, tout comme les suivant, d'une autre aventure de Shallan. Si un jour elle doit abouir elle sera cerainement remaniée



J'ai un peu de mal à retrouver mes repères.

Guillem dors et dans sa mémoire je peux découvrir certaine chose qui se sont passer pendant mon..., comment dire?....

Pendant mon absence?

Il a accepté d'être suivit psychologiquement.

Michel a préféré le confier avec son accord à un autre psychologue, plus expérimenter et plus compétent d'après lui. Il lui a conseiller le professeur Young un de ses prof à la faculté.

Mais cela ne veut pas dire que Michel a laissé tomber mon camarade!

Loin de là!

Michel a pris la place de confident et de tuteur auprès de Guillem qui a demandé son émancipation!

Le jugement ne devrait pas tarder.

Les choses sont allé très vite!

Cela m'étonne un peu!

D'habitude ce genre de démarche est longue et demande beaucoup d'investigation de la part des assistantes sociales et autres agents de la protection de l'enfance!

Comment ont-ils réussit à accélérer les choses?

Ont-ils menacer de mettre le feu à une administration pour arriver à ce résultat en un temps record?

 

Et puis des images de la mémoire de Guillem me donne des indices.

Avant de sortir de l'hôpital, il a eut avec Michel un entretien avec le père de Carole-Anne.

Son oncle mais aussi le banquier qui est chargé de ses intérêts.

Non seulement son oncle gère son patrimoine et la pension versé par son père mais il s'occupe aussi de l'héritage que lui a laissé sa mère.

Et mine de rien cela représente un très important capital!

Vu l'estimation en chiffre qui passe dans sa mémoire, j'en crois à peine ce que je peux lire dans son esprit!

C'est une somme astronomique!

Enfin surtout pour moi!

J'en reviens pas que Guillem dispose d'autant!

Apparemment jusqu'à ce jour Guillem ne s'était jamais préoccupé de la gestion de son argent.

A peine s'il jetait un coup d'oeil sur les relevés que la banque lui envoyait chaque mois.

 

Son oncle lors de sa première visite ne semblait pas très à l'aise.

Même dans le souvenir de Guillem je peux voir que l'homme n'a pas la conscience tranquille!

J'imagine que cela n'a pas put échapper à mon hôte, ni même à Michel qui assistait à l'entretien.

Pourtant Guillem ne lui en a fait aucune remarque tant qu'il lui a expliqué ce qu'il comptait changer dans la gestion de son argent.

Le père de Carole-Anne s'était épongé le front avec un mouchoir blanc à intervalle régulier tout le temps de l'entretien.

Guillem lui avait demandé s'il avait des questions, en affichant un sourire qui semblait tout calculé.

Son oncle s'était tortillé les mains avec nervosité avant de finir par avouer qu'il s'était servit copieusement dans l'argent de son neveu.

Guillem avait accentué son sourire et avait tendu la main vers Michel.

 

« J'ai gagné mon pari, vous me devez un bon Steak frites à ma sortie! » Avait dit Guillem.

 

Michel s'était contenter de hausser les épaules et de lui taper dans la main tendu pour reconnaître sa défaite.

 

« Je sais bien que la tentation a été trop forte pour vous mon oncle. Je sais aussi que vous n'avez agit que dans l'intérêt de votre famille. Et non dans le but de vous enrichir et que vous êtes un honnête homme. C'est pourquoi je vous pardonne, mais ceci doit s'arrêter dés maintenant! »

 

Il avait fait sa déclaration d'un ton ferme et intransigeant qui contrastait avec le sourire qui étirait les traits de son visage.

Son oncle avait acquiescé visiblement soulagé de s'en tirer à si bon compte.

 

« A partir de maintenant je veux que nous travaillons ensemble dans mon intérêt. Et je suis sûr que cela ne vous nuira pas, mon oncle! »

 

Avait-il conclue la conversation en tendant une main vers son interlocuteur qui après une petite seconde d'hésitation l'avait saisit pour signifier son accord.

 

Voilà qui répondait à mes interrogations sur le plan financier.

Même si ce côté là je l'avoue, n'était pas au coeur de mes préoccupations pour le moment.

Mais de voir Guillem agir et prendre les choses en mains me rendait confiant pour son avenir.

Le fait qu'il fasse confiance à son oncle malgré ses malversations devait s'expliquer par le soutien que lui avait montré Carole-Anne.

 

Le souvenir suivant me montra Guillem et Michel dans un bureau que je ne connaissait pas.

Ils attendaient que quelqu'un vienne et semblaient tous les deux assez nerveux.

Cela faisait deux jours que Guillem était sortit de l'hôpital.

Se retrouver seul dans l'appartement avait été assez dur la première nuit surtout mais il avait réussit à surmonter ses peurs avec courage.

....

Comment ça j'en parle avec fierté?

Bien entendu que je suis fier de lui!

Du courage avec lequel il fait ses démarches pour s'assurer un avenir!

C'est un peu grâce à moi, non?

Enfin là on s'éloigne du vif du sujet! Revenons en à nos moutons.

C'est vrai qu'ils ont tous les deux l'air de ses bêtes un peu peureuse et égaré quand elles ne sont pas en troupeau!

 

La porte derrière eux s'ouvre et une femme d'un certain âge entre.

Ses cheveux brun parsemé de gris sont retenu en un chignon bien serré.

Elle porte une longue robe noir de juge.

Elle le fixe avec un visage sévère.

A son entrée, ils se sont levé et ils la suivent du regard.

Elle fait le tour du bureau et s'assoit après leur avoir adressé un bonjour un peu sec.

Sous son bras droit il y a un énorme dossier à la couverture bleu.

Elle leur fait signe de reprendre place.

 

«Votre requête n'est pas dés plus ordinaire. Par contre j'ai put facilement constater que vous connaissiez très bien le système des affaires sociales et de la protection à l'enfance »

 

Allez savoir pourquoi son regard se tourna et se figea sur Michel qui rougit un peu alors que Guillem ne put s'empêcher de glousser nerveusement.

 

«Nous avons seulement tout fait pour simplifier l'affaire et nous assurer que la justice reconnaîtrait le bien fondé de notre demande. »

 

Avait répondu Michel un peu rapidement piqué au vif, mais cela ne sembla pas déranger la juge.

 

« Je n'en doute pas . »

 

Assura la femme en leur souriant pour la première fois.

 

« Au vues des preuves que vous nous avez fournit , votre dossier parle de lui-même . C'est pourquoi nous acceptons pour une période d'essai de trois mois de vous accorder la tutelle de ce jeune homme. Si tout fonctionne bien vous serez son tuteur jusqu'à ses 21 ans»

 

« C'est tout? » S'exclama Guillem surprit que leur entretien avec la juge se passe aussi bien et que rien ne vienne se mettre en travers de leur projet.

 

« Pour la tutelle, oui. Les preuves de la négligence paternelle sont flagrantes. Et je pense que même sans l'avis du professeur Young, j'aurais soutenus la demande de tutelle. Pour l'émancipation le jugement aura lieu d'ici deux mois le temps pour une enquête sociale. Mais cela n'a pratiquement aucune importance puisque vous serez majeur d'ici peu....»

 

« J'y tiens! » S'était écrié Guillem en se levant de son fauteuil!

 

Ses sentiments à ce moment sont encore palpable aussi bien dans son esprit que dans son coeur.

Il veux le faire pour tourner la page définitivement.

Pour rompre avec son ancienne vie.

Ce ne sera que purement symbolique mais il est important pour lui de notifier ainsi qu'il est libéré de son père.

 

« Je tenais juste à m'en assurer. » Reprit la juge en lui souriant.

 

Les juges pour enfant je connais!

Et je me demande pourquoi je ne suis pas tomber sur cette femme.

Tout aurait put être différent si .....

Shallan! Reprend toi mon grand!

C'est pas le moment de verser dans le sentimentalisme!

 

Surtout que ce qu'annonce la juge ensuite est loin d'être une bonne nouvelle.

Elle avait convoqué le père de Guillem à cette entretien, mais celui-ci s'est excusé de ne pouvoir se libérer.

Elle explique le contenue de l'entretien téléphonique qu'elle a eut avec son père.

Dans les grandes lignes, il ne s'oppose pas aux démarches de son fils. Mais il n'est pas décidé à l'aider non plus.

Il ne lui facilitera pas la tâche.

Guillem en est contrarié et inquiet.

Son père étant une personne de grande influence, il se demande comment son père va s'y prendre pour faire de sa vie un enfer!

La réponse n'a pas été longue a venir, il lui à coupé les vivres.

Quand il s'en est aperçu Guillem a éclaté de rire.

La juge lui a certifié qu'après le jugement, il serait obligé de lui verser une rente et des arriérés.

 

« Je pourrais vous dire que je n'en veux pas de son argent...Mais je ne le ferais pas. » Avait répondu Guillem avec une moue désabusée. « j'ai de nombreux projet et sa participation pécuniaire me facilitera grandement la vie...Alors je compte bien sur sa contribution! »

 

 

 

 

Le souvenir d'après me montre Guillem allongé sur un divan.

Argh! Le cliché!

Si j'avais imaginé un jour le voir dans cette position, je crois qu'il m'aurait rejeté de son esprit illico presto!

Enfin ce qui est fait est fait, et donc monsieur se trouvait dans un bureau assez confortable aux lumières tamisées.

Un homme d'une quarantaine d'année était assit dans un fauteuil à côté de lui.

Sur les murs autour d'eux, il y avait de nombreux certificats au nom de Monsieur Young, qui avait du faire toutes les spécialités commençant par psy!

Guillem soupira et se releva pour s'asseoir.

 

« Je suis pas à l'aise couché. »

 

« Pourquoi? »

 

hélas! C'est partit pour une séance de psychothérapie!

 

« Cela me rappelle trop l'hôpital. Et puis j'ai l'impression qu'il se moquerait de moi. »

 

«Qui? »

 

Ne me dites pas qu'il parle de moi avec ce type?

Il va le prendre pour un fou!

 

« Shallan. »

 

Mais il est irrécupérable!

Il veut finir à l'asile?

 

« D'où vous vient cette impression? »

 

Et lui là, qu'est ce qu'il veut lui faire dire?

Où veut-il en venir!

 

« C'est ce que je pense qu'il ferait et dirait s'il était là. C'est tout »

 

C'est vrai que ma première réaction était dans ce goût là mais va pas t'enfoncer auprès de cet hurluberlu!

Argh dans l'histoire je me demande si ce n'est pas moi le plus fou!

Ben oui je parle comme si cela se passait maintenant mais ce sont des souvenirs!

Je suis comme les gosses qui au cinéma hurle après Blanche Neige pour pas qu'elle croque dans la pomme!

 

«Vous pensez qu'il se moquerait de vous? »

 

« Il ne se priverait pas »

 

J'aimerai en découvrir davantage mais un bruit désagréablement strident réveil Guillem.

Il s'étire doucement en grognant avant de tendre la main vers son radio réveil pour éteindre le bruit de buzzeur de l'alarme.

Il se redresse et passe une main lasse dans ses cheveux.

 

«C'est aujourd'hui le grand jour! » Marmonne-t-il à mi voix. « Mon retour au lycée. »

 

 

...

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